L’art et moi

L’art a toujours été une forme d’évasion émotionnelle pour moi, quand je prends un stylo, du papier, de l’encre, je m’évade dans une zone, détendue et insouciante. Un Eldorado intérieur où les soucis du monde semblent s’évanouir. Pour un instant, rien n’a plus tellement d’importance. C’est ma poursuite du bonheur.Puisque le bonheur est vraiment un état qui nous échappe, je dois continuer à dessiner, continuer à peindre et à écrire pour garder ce sentiment, ce niveau émotionnel inexplicable. C’est la raison pour laquelle j’adore l’art.
Photographie: Pauline Maroussia P
Je suis née au Royaume du Swaziland, première, dans une famille de sept enfants. Mon père était un homme intellectuel, déterminé à faire en sorte que ses six filles et son fils fassent quelque chose d’eux-mêmes. Et concernant mon père, le mot « déterminé » est vraiment un euphémisme.Mon intérêt pour l’art a commencé à l’école primaire, vers l’âge de sept ans, quand je regardais avec intérêt, un de mes camarades de classe au bureau à côté du mien, griffonnant avec ses crayons de couleur. Une habitude que j’ai rapidement prise, et qui m’a souvent valu d’être châtié par mon père pour avoir « sali les cahiers d’exercices », bien qu’il semblait légèrement amusé par mes dispositions artistiques.J’ai eu le privilège et le plaisir de concevoir l’affiche de concert de mon école secondaire, une tâche qui m’a été confiée lorsque je suis devenu sénior.J’ai beaucoup aimé ces moments et je me les remémore encore avec beaucoup d’émotionsC’est après le secondaire que je décidai de mon avenir. Je ferais de l’art. Il y a longtemps, mais pas autant que vous voudriez le penser, d’où je viens … l’art était juste un hobby, un moyen de gaspiller sont temps et son argent. Je me suis donc convaincu de faire de l’architecture.Suite à une courte pause personnelle après le lycée, j’ai donc suivie une formation dans ce domaine. J’ai pu intégrer le Swaziland Building Design Group.
Bouquet de Roses (Reconstruction by Colile) pour une amie depuis un original – Inconnu

 

« Chers Maths, résolvez vos propres problèmes »inconnu

Je n’aime pas les maths, ça a la faculté de « m’éteindre »le cerveau. Certainement parce qu’ilsme rappellentles longues nuits d’étude, ces fractions que je tentais d’élucider avec l’aide de mon père. …Mauvais signe! Aujourd’hui, ma sœur et moi rions de ces moments cauchemardesques endurés à cause de ces « problèmes » : « pourquoi x et y sont égaux à xy ?». Et nous nous demandons encore pourquoi « les maths » est le seul endroit où l’on peut rencontrer une personne voulant acheter 73 pastèques sans que cela ne dérange personne ! La conception architecturale était principalement basée sur les mathématiques et non sur du dessin spontané. J’ai détesté cet aspect restrictif de la discipline, mais j’ai malgré tout poursuivi. À mi-parcourt, j’ai abandonné l’idée de poursuivre mes efforts stériles pour l’architecture. J’ai donc secrètement encaissé la moitié de mes frais de scolarité et payé mes premiers cours d’art avec Helen Moirand. J’ai passée mes premières leçons, cachée dans ma chambre. Clandestine, c’est ce que ma vie artistique est devenue aussi longtemps que je n’ai pas été attrapé. Puis le jour fatidique est arrivé… pas beau à voir.Et la vie continue… j’ai déménagé en France en 2009. Comme je ne parlais pas français, je n’avais pas beaucoup d’options de travail. J’ai obtenu une qualification en enseignement de l’anglais langue étrangère, ce que j’ai fait jusqu’en 2016. Parcourt semé d’embûche, mais c’est une histoire pour une prochaine fois.Je continuai à apprendre et à m’intéresser aux arts et à la peinture de tous les genres. J’ai participé à des ateliers, notamment au Art Home Deco durant l’hiver 2014. J’ai découvert l’art de la rénovation de meubles avec la créatrice de peinture à la craie Annie Sloan.À la fin de l’année 2016, je suis sorti d’une « zone sombre », j’ai eu besoin d’une nouvelle évasion. J’ai repris contact avec mon ami perdu depuis si longtemps, mon art, lui qui m’emmène dans mon Eldorado émotionnel à chaque fois que je le côtoie.Joignant l’univers des réseaux sociaux, je suis tombée amoureuse d’une nouvelle amie – la calligraphie. Après un cours rapide avec la charmante Melissa Esplin sur calligraphy.org j’ai vite réalisé que cet art serait pour moi une nouvelle façon de voyager. Melissa suggérait sur son site Web un livre de Eleanor Winters « maîtrisant la calligraphie copperplate » ; j’ai immédiatement acheté le livre et l’ai parcouru avec une détermination avide!Avec le temps, j’ai rejoint ces dames du Modern Calligraphy Summit, l’on y retrouve les meilleures calligraphistes. J’ai ensuite suivi des cours de Calligraphie moderne, calligraphie Copperplate, lettrage à la brosse, lettrage sur tout …sauf papier, stylisme, présentation, photographie et numérisation de mes créations. J’y ai fait connaissance avec la si charmante Younghae Chung, spécialiste en Calligraphie Classic Copperplate… et j’ai immédiatement accroché. Elle m’inspire encore au quotidien. Son talent e t son étonnante façon d’enseigner, tellement captivante, entre douceur et maîtrise, quand elle parle de son art.
Photographie: Colile. Calligraphie : Colile . Citation : Inconnu
Dans cet univers, j’apprends encore et encore, et c’est toujours pour moi une forme d’échappatoire, mon Eldorado. Cet endroit toujours ensoleillé qui me rend pour ainsi dire catatonique vis-à-vis du monde et de ses problèmes.Ce site est là pour partager avec vous ces moments de créativité, d’évasions, et d’émotions…S’il vous plaît, appelez-moi Colile, un nom swazi typique qui signifie pardonner. La prononciation est très difficile pour mes amis européens qui n’arrivent pas à maîtriser ce spécial « clic » africain. J’ai renoncé à les corriger après 2 ans de mon séjour en France.La version européenne sonne plus comme la prononciation des premières syllabes de ces trois mots: Considérez, Lily, et « Left » en anglais.C’est un plaisir absolu de faire votre connaissance par l’intermédiaire de ce blog, n’hésitez pas à me contacter, poser vos questions et partager avec moi.

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